Une histoire de transmission textile à l’occasion de la Fête des grands-mères
Ces gestes qui tissent la mémoire familiale
Il y a, dans certaines familles, une personne qui relie les générations sans jamais chercher à occuper le devant de la scène. Une grand-mère, par exemple, tient souvent ce rôle discret. Elle ne transmet pas seulement des souvenirs ou des recettes, mais une manière de faire, une sensibilité aux détails, un soin particulier accordé aux choses simples du quotidien. À travers ses gestes répétés, elle relie le passé au présent et construit, sans bruit, une continuité.
Ces gestes ne sont pas spectaculaires. Ils sont constants. Une nappe soigneusement repassée que l’on ressort chaque dimanche, des serviettes assorties pliées avec attention, un tablier noué à la taille avant de passer en cuisine. Parfois, dans un coin discret du tissu, des initiales brodées rappellent un prénom, une époque, une histoire familiale. Ces textiles ne sont pas de simples objets ; ils deviennent les témoins des repas partagés, des conversations qui s’étirent, des rires autour de la table. Ce sont ces attentions, presque invisibles, qui traversent le temps et tissent la mémoire des familles.
L’histoire de Linandelle s’inscrit dans cette même idée de lien qui ne se rompt pas, mais qui évolue et se transmet.
Une maison textile
ancrée en Normandie
Implantée depuis les années 1970 à Charleval, en Normandie, l’entreprise a d’abord été une grande filature et un tissage de lin. Près de 400 salariés y travaillaient dans les années 1980. Les fibres circulaient de machine en machine, les métiers tournaient, le lin prenait forme entre des mains expertes. Les murs que l’on traverse aujourd’hui ont vu naître des kilomètres de toile et des décennies de savoir-faire.
Comme une maison familiale que l’on transforme au fil des générations sans en effacer l’âme, Linandelle a su évoluer tout en conservant son ancrage.
En 2003, la marque et le magasin voient le jour. Puis, en 2016, l’entreprise prend le virage numérique. Pourtant, l’adresse reste la même, l’exigence aussi. Le savoir-faire n’a pas disparu ; il s’est adapté, comme ces gestes transmis que chacun ajuste à son époque sans en perdre l’essentiel.
La broderie, prolongement du lien
Au cœur des locaux historiques, un atelier de confection et de broderie a naturellement trouvé sa place. On y travaille à la commande, en prenant le temps d’ajouter cette touche personnelle qui transforme un textile en pièce singulière. Un prénom, une date, un mot choisi viennent s’inscrire dans la trame du tissu. Ce geste, simple en apparence, rappelle ces initiales que l’on cousait autrefois pour reconnaître son linge, en prendre soin et le transmettre. La broderie ne décore pas seulement ; elle relie et inscrit une intention durable dans la matière.
Cette précision n’est pas un hasard. Elle s’inscrit dans une manière de travailler où l’humain occupe une place essentielle. Linandelle reste une entreprise à taille humaine, animée par une équipe engagée, majoritairement féminine, dont le sens du détail prolonge naturellement cette tradition du soin. Ici, le textile ne naît pas d’un processus anonyme. Il passe par des mains, par des regards attentifs, par des échanges : ceux de Virginie, Chloé ou encore Salete. Chaque pièce est le fruit d’un travail collectif, comme une trame dont la solidité dépend de chaque fil.
Fête des grands-mères :
transmettre une mémoire
Un lien vivant ne reste jamais figé. Il se transforme, s’adapte, traverse les époques sans renier ce qui l’a vu naître. Une grand-mère en est souvent le témoin silencieux : elle a vu les habitudes changer, les générations grandir, les maisons évoluer, tout en conservant ce fil invisible qui relie chacun à ses racines. La transmission ne consiste pas à figer le passé, mais à l’accompagner dans le présent.
Chez Linandelle, cette continuité ne se conserve pas sous verre. Elle se pratique au quotidien, dans les ateliers, dans le soin apporté à chaque pièce, dans cette exigence discrète qui fait durer les choses. L’histoire ne se répète pas à l’identique, elle se prolonge, comme un geste que l’on adapte sans jamais en perdre l’esprit.
Offrir un peignoir brodé, une nappe choisie pour les repas de famille ou un textile que l’on gardera longtemps, ce n’est pas seulement faire un cadeau. C’est devenir à son tour témoin et passeur, inscrire un peu de soi dans la matière et laisser un fil se tisser entre les générations — avec la patience et la constance que nos grands-mères nous ont apprises.
Si vous cherchez une attention particulière pour célébrer ce lien, découvrez également notre sélection d’idées cadeaux pour la Fête des grands-mères




